commeun voleur

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L'une des plus grandes contributions de la culture américaine à la pensée dialectique est cette série de blagues plutôt vulgaires de docteurs, du genre « d'abord la mauvaise nouvelle, ensuite la bonne nouvelle ». Par exemple : « La mauvaise nouvelle, c'est que vous avez un cancer en phase terminale et que vous allez mourir dans un mois. La bonne, c'est que nous avons aussi découvert que vous aviez la maladie d'Alzheimer, et que vous aurez oublié la mauvaise nouvelle une fois rentré à la maison. » Peut-être devrions-nous avoir la même approche à propos de la radicalité politique. Après tant de « mauvaises nouvelles » - après avoir vu tant d'espoirs brutalement écrasés dans l'espace de l'action radicale, déchiré entre les deux cas extrêmes de Maduro et de Tsipras -, on serait tenté d'affirmer qu'aucune action de ce genre n'avait de chance d'aboutir, qu'elle était condamnée d'emblée, que tout espoir d'un changement réel et effectif pour le meilleur n'était qu'une illus ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon