Comment meurt un beau parleur

Comment meurt un beau parleur

Digne d'une plaisanterie de Kundera, Tout le temps est le récit rétrospectif d'une imposture. A. Z., auteur polonais réputé dans son pays, se retrouve dans une voiture avec une actrice qu'il a minablement séduite. Accident. Pendant que le temps se dilate et que les images de l'impact entre les deux véhicules se diffractent, A. Z. se rappelle, par bribes, sa vie d'imposteur : il n'aura écrit de sa propre plume que quatorze poèmes « concrets » et un slogan publicitaire pour une marque de chewing-gums, et non ce roman chef-d'oeuvre de la dissidence des années SolidarnoŽsŽc, Oui, et alors ? À partir de ce canevas humoristique, Janusz Anderman brode une réflexion très cynique sur la construction de la mémoire nationale et sur « l'éthique » de la littérature, n'hésitant pas à faire les « comptes » à l'heure du martyrologe bien-pensant de la « littérature de l'Est »

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard