Collections très privées

Collections très privées

Volonté de s'instruire, obsession scientifique, peur de la mort, retour au nano-univers de la chambre d'enfant remplie de jouets. La motivation profonde des collectionneurs restera un mystère. Le musée imaginaire de Philipp Blom dresse un inventaire en forme de galerie de portraits, du xvie siècle à nos jours. Les grandes figures se succèdent comme autant de reliques nichées dans les tiroirs d'un cabinet florentin. Rodolphe II de Habsbourg, véritable Barbe bleue de la collection, y est en bonne place avec sa Kunstkammer, chambre aux trésors qui contenait des merveilles venues des quatre coins du monde. Resserrer les frontières de l'univers connu pour disserter de ses spécimens fut pendant plusieurs siècles la principale occupation de ces érudits. Cette tocade atteindra ses sommets avec Pierre le Grand, qui exhibait dans ses « collections » des pièces vivantes, comme le nain Foma, dont les mains et les pieds étaient semblables à des pinces, ou encore un hermaphrodite auquel le tsar v ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.