Collection particulière

Collection particulière

Un recueil du Britannique consacré à la peinture, de Géricaultet Manet à Lucian Freud.

« Ça a commencé par un mauvais présage. » Première phrase magnifique pour ouvrir un essai sur la peinture et un chapitre sur Le Radeau de la Méduse de Géricault. Jetant le lecteur in medias res avec un « Ça » désignant la scène du tableau, tout en incluant la série d'événements qui menèrent au drame représenté, Julian Barnes ne cessera tout au long d'Ouvrez l'oeil ! de confirmer et de développer cette idée vertigineuse : « Une peinture représente l'instant », certes, comme l'affirme dans un autre chapitre l'écrivain britannique, mais elle est surtout le résultat d'une concrescence. En d'autres mots, un tableau fait mine d'être cloué sur un instant quand il en accueille (sa production) et en provoque (sa réception) une infinité.

À la lecture de ce recueil de textes sur la peinture, on pourrait paraphraser Le Pli de Gilles Deleuze en affirmant que chaque tableau « est une vibration ». Voilà pourquoi l'ouvrage se disperse paradoxalement autour ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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