Coeurs de traders

Coeurs de traders

Le Mexicain Jorge Volpi et l'Allemand Daniel Kehlmann s'insinuent avec brio dans la tête des loups de la finance. En contrechamp, le Français Grégoire Polet évoque des Espagnols laissés à terre par la crise.

On ne se méfie pas assez des adverbes, et on a tort. Leur pouvoir de nuisance peut se révéler dévastateur. Quel autre responsable, en effet, de la crise économique mondiale de 2008 que cette canaille « pratiquement » ? D'après les génies nobélisés eux-mêmes, il était pratiquement impossible que la mécanique financière se grippe jusqu'à la catastrophe. On sait ce qu'il en a résulté : c'est précisément parce qu'on pensait que l'impensable ne pouvait advenir qu'on n'a rien fait pour l'empêcher. Le concept lui-même de « crise » date du XIXe siècle - c'est après 1850 que se développe ce type de problème aigu et cyclique, stigmate de l'économie capitaliste. La Grande Dépression de 1873 en est le premier avatar et trouvera son paroxysme dans la crise de 1929. À en croire l'écrivain Jorge Volpi, l'histoire remonte en fait au XVIIe siècle. Tout serait la faute... des tulipes du Pays-Bas, qui nous auraient appris à négocier avec du vent. Bulbes et oeillets y avaient en effet atteint ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes