Claudio Magris

Claudio Magris

Danube n'aurait jamais vu le jour, si je n'avais pas eu vingt-cinq années de familiarité - par mon histoire et mes études - avec une partie du monde danubien. C'est pour cela que j'ai pu utiliser le fleuve Danube comme une métaphore personnelle et intellectuelle. Je n'aurais pu le faire avec la Seine ou le Mississippi. En septembre 1982, j'étais en voyage vers la Slovaquie avec ma femme et des amis, lorsqu'on s'est arrêtés sur les rives du Danube, à un endroit où le fleuve semble se perdre au milieu de la nature. C'était la frontière avec l'autre Europe. Tout à coup j'ai vu une flèche indiquant le « musée du Danube » : le mot « musée » était absurde, mais indiquait une façon de regarder le fleuve à laquelle on n'avait pas pensé. On a imaginé alors qu'on aurait pu suivre le cours du fleuve jusqu'à la mer Noire. À ce moment précis, j'ai décidé d'écrire Danube et j'ai commencé un travail qui a duré quatre ans. Comme toujours, au début, je ne savais pas tr ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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