Claude Simon

Claude Simon

J'ai écrit L'Acacia , comme les autres livres, c'est-à-dire avec autant de difficultés, de ratures, de suppressions, d'ajouts... À partir du moment où le roman ne se veut plus didactique, démonstratif de quelque « vérité » exposée ou révélée « un enseignement social », comme le voulait Balzac par son développement situation initiale, succession d'événements présentés comme inéluctables selon une certaine loi de causalité et dénouement - appelé par Faguet son « couronnement logique », à partir de ce moment et lorsqu'il se veut une composition que j'appellerai « harmonique », il se trouve alors confronté et soumis aux lois qui régissent toute oeuvre d'art peinture, musique, architecture, etc. c'est-à-dire les combinaisons d'associations et de contrastes, d'assonances et de dissonances, de répétitions voulues, de passages et de contrastes, etc. Dans ces conditions, à quel moment décider de ne pas continuer, décider qu'un texte peut être considéré comme fini ?

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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