Cinquante nuances de noir

Cinquante nuances de noir

Sanctuaire de William Faulkner, Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry, Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline : mes lectures m'ont d'abord portée vers le blanc très sombre. Mais, quand est arrivé le temps de l'autofiction, je me suis lassée de ces romans narrant des expériences minuscules (j'ai été végétarien pendant deux jours, j'ai avalé de travers, j'ai été amoureux mais ça n'a pas duré...). Pour me venger de l'ennui qu'ils m'avaient procuré, j'ai entrepris d'écrire un roman de science-fiction : une équipe de scientifiques y enlevait des auteurs en vue, accrocs à l'ego-trip, pour les reformater dans des camps de rééducation mentale. Effacement des souvenirs. Création d'un esprit collectif. Oubli de soi. À la fin de ce lavage de cerveau, les artistes étaient devenus des bêtes sauvages. Des loups prêts à se déchiqueter.

Ce livre très ambitieux et assez raté a atterri chez Aurélien Masson, le directeur de la Série noire, qui, au lieu de ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Grand entretien

Jean Starobinski (© Gallimard)

Jean Starobinski
Hommage à ce grand théoricien de la littérature

Sondage IPSOS