Chez Lacan, un phallus encombrant

Chez Lacan, un phallus encombrant

Chez Freud, l'œdipe se déroule entre l'enfant, son père et sa mère, et selon des stades successifs de développement. Lacan ajoute, lui, un quatrième terme : le phallus.

Si l'on a longtemps considéré le complexe d'ŒŒdipe comme un universel, Lacan soulignait, dès la fin des années 1930, que la découverte freudienne d'un complexe structurant le développement de la sexualité dans son rapport à la loi symbolique était liée au contexte historique : celui de cette Vienne fin de siècle qui voyait le déclin social de l'imago paternelle. Cela relativise la portée du complexe d'ŒŒdipe aujourd'hui, cette universalité étant mise à mal par divers champs d'étude, de l'anthropologie aux gender studies. Cependant, ce qui était un complexe chez Freud devient, avec Lacan, un effet de structure. Au moment de la phase phallique, juste avant la période de latence qui est un moment de refoulement de la sexualité, autour de 6 ans, l'enfant, garçon ou fille, arrive au point de réalisation du génital sans pouvoir atteindre sa pleine réalisation en raison de l'immaturité de son corps. C'est donc au niveau du fantasme que la différence entre les sexes se fera jour, e ...

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