Chez Freud, entre souffle vital et fixation morbide

Chez Freud, entre souffle vital et fixation morbide

Pour le fondateur de la psychanalyse, la perversion, polymorphe dans l'enfance, constitue une nécessaire phase de plasticité. Si elle perdure à l'âge adulte, elle se fige en un seul scénario répétitif.

Qu'est-ce qu'un pervers ? La psychanalyse trouve dans l'écart entre l'enfant pervers polymorphe et le pervers adulte des réponses possibles et toujours aussi pertinentes, à l'heure où les comportements sexuels entre adultes consentants ont tant évolué que la limite entre ce qui relève de la fixité du scénario pervers et ce qui est l'expression mouvante de l'exercice d'une liberté sexuelle pose question.

Pervertire, mettre sens dessus dessous, falsifier, corrompre, détourner... toujours en allant vers le mal. Introduisant la pulsion de mort dans les années 1920, Freud renoue avec une réflexion philosophique et littéraire sur le mal. Soulignant « l'identification du principe du mal avec la pulsion de destruction », c'est au Méphistophélès de Goethe que Freud s'en remet : « Tout ce qui prend naissance mérite de périr [...] tout ce que vous nommez péché, destruction, bref le mal, est mon propre élément. »

Reste que l'apport le plus original de Freud à la question ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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