CHAT

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Hemingway, paradoxe de tout vrai chasseur, adorait les animaux. Des ours aux antilopes, en passant par les chouettes qu'il recueillait, les lézards qu'il lui arrivait de soigner, les coqs de combat qu'il élevait, les chiens, bien entendu, mais, par-dessus tout : les chats. D'aucuns disent qu'il en eut à la Finca jusqu'à une cinquantaine. Il leur donnait des noms des plus singuliers - Tester, Dilinger, Willy, F. Puss, Mooky, Boissy d'Anglas -, et si possible avec une présence prédominante du son s : Spendi, Missouri, Boise. Ambrosy l'accompagna jusqu'à son départ de Cuba, et mourut à la Finca Vigia, l'âge de 16 ans en 1969. Il établit parmi ses félidés une certaine hiérarchie. Quand en 1947, Mary Welsh, sa dernière femme, fait construire une tour blanche de trois étages afin de fournir à son époux un lieu plus calme où travailler, celui-ci ne l'utilise presque pas et laisse le rez-de-chaussée aux chats de la maison. Seuls trois élus ont l'insigne honneur de pouvoir circuler dans la m ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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