Charles-Louis Philippe,le seigneur du trottoir

Charles-Louis Philippe,le seigneur du trottoir

Fils d'un modeste sabotier, employé sans le sou, il devint un écrivain célébré et fonda avec son ami Gide La NRF, avant de disparaître précocement en 1909. Il forgea une langue unique pour décrire le petit peuple des rues parisiennes.

Il portait un nom de roi, mais était « piqueur » de troisième classe à la Ville de Paris, soit le plus bas échelon des employés, chargé de contrôler le bon alignement des étals de primeurs et des terrasses de café dans le 7e arrondissement. Il venait de Cérilly, un petit village de l'Allier, où son père, modeste sabotier, avait autrefois mendié. Presque nain (1,53 m), resté défiguré par une maladie osseuse de jeunesse à la mâchoire, il se disait « costaud » mais, souvent malade, il mourut d'une typhoïde à 35 ans. Après un long purgatoire, on redécouvre Charles-Louis Philippe (1874-1909). L'année dernière, Bruno Vercier lui consacrait, dans la collection « L'Un et l'Autre » de Gallimard, un essai en forme de biographie sensible ; et on rééditait dans la foulée Croquignole, paru en 1906 et sans doute son chef-d'oeuvre.

Juste revanche pour un écrivain qui fut célébré, durant sa courte vie, par les plus grands noms de son époque comme l'une des « nouvelles voix » de la l ...

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