Charles fait toujours parler

Charles fait toujours parler

Est-ce parce que Julian Jackson est anglais ? Toujours est-il qu'il a trouvé la bonne distance pour une biographie hyper-documentée de celui dont le nom est indissociablement relié à la France.

Qu'est-ce qu'un classique ? Italo Calvino a répondu en son temps pour ce qui concerne la littérature : « Le classique, c'est ce qui n'a jamais fini de dire ce qu'il a à dire. » Cette définition a ceci de limpide qu'elle excède son objet. Elle vaut aussi pour ce que de Gaulle a appelé dans ses Mémoires de guerre, s'agissant de Churchill et de Roosevelt, « les grands artistes d'une grande histoire ». Comme toujours lorsqu'il évoque la figure de ses pairs, le général pensait d'abord à lui-même et à ce qu'il croyait incarner, c'est-à-dire la France. Un jour, à Londres, Charles de Gaulle a créé son propre personnage, qu'il a célébré sous le nom du « général de Gaulle ». « Au commencement était le Verbe ? Non ! Au commencement était l'Action » : cette phrase du Faust de Goethe qu'il avait placée en exergue de l'un de ses premiers livres, Le Fil de l'épée, sorte d'autoportrait du héros avant le lever du rideau, vaut d'abord pour ce qu'elle annonce : la gloire et ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon