Champion en contorsions

Champion en contorsions

Depuis le triomphe mondial du drolatique Monde selon Garp, l'ancien champion de lutte a persévéré dans ses lubies fantaisistes. Si l'auteur demeure un conteur rodé, il a néanmoins laissé monter en lui, ces derniers temps, des humeurs plus sombres, aux confins du tourment.

Jusqu'au Monde selon Garp, John Irving n'était qu'un écrivain américain comme il y en a tant. L'un de ces professeurs qui profitent de leur temps libre pour assouvir leur passion pour l'écriture. Il avait, bien sûr, ses propres stigmates - un père qu'il ne connaîtra jamais, et une sévère dyslexie non diagnostiquée qui ne l'aidera pas dans ses études, mais sera compensée, au pays du sport roi dans les universités, par ses talents de lutteur. Son premier roman, Liberté pour les ours !, fut certes accueilli par une critique favorable, mais ne recueillit pas la faveur du public, pas plus que ses deux opus suivants.

Et puis vint Le Monde selon Garp. Un succès qui dépassait le simple succès, un livre comme un cri de ralliement, que tous les jeunes de l'époque - nous sommes à la fin des années 1970 - s'arrachaient. Un livre culte. On y trouvait déjà tout ce qui sous-tend l'oeuvre de l'écrivain-lutteur : la lutte donc, l'absence du père, la marginalité sex ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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