CHAMPION D'ÉCHEC

CHAMPION D'ÉCHEC

Figure du perdant magnifique, Cyrano doit sa fortune à la dilection si française pour les causes sans espoir et les combats perdus.

Des don Juan, on en trouve à foison, et des Tartuffe aussi. On connaît tous des Roméo, fussent-ils de pacotille. Cyrano, lui aussi, est un personnage de légende, un héros si l'on veut. C'est le nom d'une pièce. Un rôle en or qui a séduit les plus grands. C'est même le nom d'une promotion de l'ENA (1997-1999), mais ça n'est toujours pas un archétype, ou pas suffisamment pour qu'il soit entré dans le langage courant. Curieux destin ! Cyrano, le vrai, celui qui bat les estrades, remplit les salles et soulève les coeurs même quand ils sont de parpaing, bref celui de Rostand, et non de Savinien, n'en finit pas de vivre par procuration. Il existe par son nez, par son coffre, par quelques tirades en forme de mirliton. La dernière, par exemple, au moment des adieux : « Quelque chose que [...] j'emporte malgré vous, et c'est... C'est ?... Mon panache. » Rideau. Sortez vos mouchoirs !

TROP DE CHOSES À LA FOIS

Eh bien, même ça - on veut dire le panache - ne suffi ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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