Chère Visiteuse

Chère Visiteuse

Dans son doux, tendre et si merveilleux Mourir d'enfance Grand Prix du Roman de l'Académie française, 1995, Alphonse Boudard signait : « Le péché, ça a de bons côtés... c'est même si agréable que le commun des mortels vous en veut s'il ne peut pas partager votre félicité. » Quand un écrivain de la trempe de Boudard écrit ce genre de phrases qui ont un peu la pose de sentences définitives, on a envie d'en savoir plus. Qu'il éclaire notre lanterne parce qu'il nous a appâtés. Sur le péché justement. Or péché il y a dans son dernier roman Chère Visiteuse . Cette suprême volupté humaine trouve ici non pas son application consciencieuse, mais un cadre charmant, délicieux et surtout insolent. A partir de la rencontre, sur la table des opérations romanesques, entre un beau taulard et une aristocrate bien nommée et opulente, Boudard laisse pousser sa « jactance fleurie » pour la passion d'une Belle et d'une Bête. Le braqueur Gilles Dastel, roi de l'évasion, ...

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