Ceux qui ne sont rien

Ceux qui ne sont rien

Emmanuel Bove

Pour patienter entre deux confinements, une plongéeoblique et bouleversante dans une vie ordinaire, richeavant tout de ses équivoques.

La littérature devrait nous permettre de nous évader. C'est ainsi qu'elle nous est présentée en règle générale. Aujourd'hui, à l'heure de la pandémie planétaire, cette proposition s'accommode mal de quelques questions embarrassantes : s'évader pour quoi faire ? S'évader vers où ? Est-il même judicieux de s'évader ? Dans cette situation de confinement et d'état d'urgence sanitaire, s'évader ne revient-il pas à fuir nos responsabilités à l'égard d'un réel de plus en plus inquiétant ? En fait, il est devenu difficile de s'évader sans se sentir malencontreusement hors sujet.

Promesse de réconciliation

Il est peut-être un remède en la personne d'un écrivain dont l'oeuvre est un peu oubliée : Emmanuel Bove. J'aurais pu choisir n'importe quel livre de lui, mais je vous parlerai de Mes amis. Voici l'histoire d'un homme ordinaire, Victor Bâton, que le lecteur devine brave homme, quoique pas forcément aimable, un peu gauche et revêche, comme empesé dans son existenc ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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