Georges Duby : c'est une autre histoire

Georges Duby : c'est une autre histoire

L'entrée dans La Pléiade de l'historien disparu en 1998 permet de reconsidérer une oeuvre pionnière dans l'étude des mentalités et de l'imaginaire féodal.

Chacun sait, pourvu qu'il s'intéresse un peu à l'histoire, que la bataille de Bouvines, le 27 juillet 1214, a eu lieu un dimanche. Georges Duby l'a signalé dès le titre et l'incipit du plus célèbre de ses livres, Le Dimanche de Bouvines (1973). On peut même dire, sans trop exagérer, que ce simple fait - une bataille, le jour du Seigneur - est à la fois le point d'entrée et la colonne vertébrale d'une démonstration qui, elle aussi, appartient à l'histoire, celle d'un genre littéraire en l'espèce.

Là est « l'évènement » en qui Duby voyait « un pavé dans la mare » : celui qui « fait remonter des profondeurs une sorte de fond un peu vaseux et fait apparaître ce qui grouille dans les soubassements de la vie ». À ceux qui s'étonnaient au début des années 1970 qu'un historien de cette pointure, enfant de l'école des Annales, puisse renouer sans rougir avec un genre aussi décrié, Duby expliquait benoitement qu'il avait cédé « à l'attrait du plaisir » et que, dans cet exerci ...

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