C'est pourtant pas la guerre. 10 voix + 1

C'est pourtant pas la guerre. 10 voix + 1

Une femme tente de déchiffrer ses notes : « Le carnet noir est un immeuble, toutes les paroles sont empilées, des appartements de paroles les uns sur les autres. » Auteur d'une dizaine de livres dont La Seiche 1998 et Anchise 1999, Maryline Desbiolles a recueilli les paroles de plusieurs habitants du quartier de l'Ariane, situé à la périphérie de Nice au bord du Paillon. Andrée, Jahida, Gh'zala, Monsieur M'Boup, Rosette Arinos, Geneviève, Bruno Sanchez, Apolline, etc., dix évocations sensibles d'« Arianencs » fournissent la matière de C'est pourtant pas la guerre. Ils sont algériens, somaliens ou gitans, enracinés dans ce quartier complexe, si près mais si loin de la touristique promenade des Anglais. « Trouver le fil entre les voix », souhaite la narratrice-architecte. Quel fil ? Le fil d'Ariane précisément, cette image récurrente formant la clé de voûte de l'ouvrage.

Maryline Desbiolles entrecroise rêveries mythologique ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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