C'est mon choix...

C'est mon choix...

En nous offrant, comme dans le dernier épisode de « Black Mirror », la possibilité de modifier le cours du récit, Netflix renforce aussi son emprise sur notre « temps de cerveau disponible ».

« Bandersnatch », l'un des épisodes de la série d'anticipation Black Mirror, permet au spectateur d'infléchir le cours du récit en déterminant l'attitude du personnage principal. Un système d'options interroge le spectateur sur des choix anodins mais le confronte aussi à des dilemmes qu'il se doit de trancher. Cette innovation majeure expérimentée dans un épisode qui met lui-même en scène un créateur de récits à choix multiples est appelée à se renouveler : si l'on en croit le vice-président de Netflix, Todd Yellin, la chaîne américaine a investi massivement dans un outil appelé « Branch Manager » pour gérer des scripts narratifs évolutifs et envisage d'étendre le procédé à des comédies ou à des romances où le spectateur déciderait des choix amoureux des héros. Non seulement les algorithmes d'intelligence artificielle de Netflix sont destinés à proposer des choix efficaces entre des séries en fonction de l'analyse des visionnages antérieurs du spectateur, non seulement la p ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article