Ces forcenés du vice ou de l'idéal

Ces forcenés du vice ou de l'idéal

Tel romancier britannique accusait, à tort, la littérature française d'avoir créé très peu de personnages depuis les années 1960, si l'on met de côté les héros de bandes dessinées, plus reconnaissables à leurs traits physiques, grand merci aux dessinateurs, qu'à une histoire singulière et pas si singulière que ça, une situation humaine appelant à prendre part et parti, et capable d'émouvoir, de produire du rêve, du sentiment ou de la pensée. Le jugement est lapidaire, donc un peu bête et précipité comme tout ce qui manque de nuances, mais il faut reconnaître que la mode est depuis quelque temps aux auteurs qui se prennent pour des personnages et se racontent, se reracontent, n'en finissent pas de se reraconter dans leur immobilité, ne racontent rien en fait, se regardent, s'exhibent, comme si leur existence était en soi un récit. Quand j'ai besoin de personnages besoin puéril, certes, mais vivre est fait de ces besoins puérils : de mer, de routes, de personnages, et souvent d'enfanc ...

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Entretien

Michel Winock © Ed. Perrin

Michel Winock : « Il ne faut pas enterrer la gauche trop vite »

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