Ces classiques qui sont aussi des polars

Ces classiques qui sont aussi des polars

Comme tout bon roman noir, L'Étranger s'intéresse à ce qui fabrique un criminel, et sans doute profite-t-il de l'expérience de son auteur, journaliste, qui a suivi bien des procès pour Alger républicain. L'originalité du texte réside dans les causes qui poussent Meursault à tuer, moins sociologiques qu'ontologiques : doté d'une étrange sagesse intuitive, il ne croit pas aux conventions, juste à ses sensations. Quand celles-ci lui inspirent de fumer avant l'enterrement de sa mère ou de séduire une dactylo peu de temps après, il cède. Quand il se retrouve sur une plage, aveuglé par le soleil, un revolver dans les mains, face à un Arabe armé d'un couteau, il tire. La première partie installe le personnage, la deuxième le livre à une justice dont le roman noir, miroir inversé du roman policier, aura rarement mieux dit la nature arbitraire.

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

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