Ces classiques qui sont aussi des polars

Ces classiques qui sont aussi des polars

Pour venir au secours de Dounia, qui elle-même voulait l'aider en se mariant avec un rustre fortuné, Raskolnikov, étudiant en perdition, assassine à la hache une vieille usurière et la soeur de celle-ci. Saura-t-il se garder de la culpabilité, celui qui prétend que, « non seulement les grands hommes, mais ceux qui s'élèvent tant soit peu au-dessus du niveau moyen et sont capables de prononcer quelques paroles neuves, sont de par leur nature même et nécessairement des criminels » ? Les auteurs de romans policiers hypertrophiés procèdent souvent par digression. Pas Dostoïevski, qui s'attache à tirer l'essence philosophique de chacun des actes du parcours d'un assassin - réflexions d'avant meurtre, tourments de la culpabilité, tentation de la rédemption. Quand le crime permet la dissection de l'âme humaine toute vive.

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

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