Ces classiques qui sont aussi des polars

Ces classiques qui sont aussi des polars

Dans Rue des boutiques obscures, prix Goncourt 1978, Patrick Modiano imagine un privé amnésique parti à la recherche de son propre passé. Un roman policier ? presque... Détective et victime ne sont qu'un, et l'enquête inaboutie se prolonge au-delà des limites du roman. Faux noms, faux papiers, disparitions, toutes les informations sont placées sous le signe de l'indécidable. Et peut-on se fier à la mémoire - d'abord sous séquestre comme le château d'enfance -, qui ressurgit finalement par bribes pour donner un récit que rien ne vient étayer ? L'auteur s'ingénie à mêler confirmation et soupçon, à préserver l'énigme au lieu de la résoudre. S'il n'y a pas dans Rue des boutiques obscures de vérité définitivement établie, c'est que celle-ci est, à l'image de l'identité, incomplète et insaisissable.

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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