Ces classiques qui sont aussi des polars

Ces classiques qui sont aussi des polars

Une relecture du Nom de la rose, texte fondateur du polar historique moderne, permet de mesurer tout ce qui a été perdu par ses successeurs : l'alchimie entre une intrigue implacable, concentrée sur une semaine, qui aligne un mort par jour dans le lieu unique d'une abbaye, et une documentation proprement prométhéenne qui, au lieu d'empeser l'intrigue, vient reconstituer autour d'elle, outre le monde médiéval, la conscience qu'en avaient ses habitants. C'est dans ces tréfonds - et dans ceux de l'abbaye, qui reflète cette conscience par son architecture - qu'il faudra trouver la clé de ces meurtres mystérieux. La tâche revient à Guillaume de Baskerville, réincarnation, dans l'habit d'un ancien inquisiteur, de l'enquêteur logicien inventé par Edgar Poe et Conan Doyle. À travers lui, Umberto Eco montre que la méthode déductive s'applique à tout sujet, et que l'objet du roman policier, au-delà du crime, est bien quête de vérité.

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon