Cent ans de sollicitude

Cent ans de sollicitude

Fondateur de la librairie City Lights de San Francisco, le dernier survivant de la Beat Generation fête son premier siècle par un pavé plein d'humour et de générosité.

« Ici comme ailleurs s'écoule l'insensé temps Dada », écrivait, enthousiaste, Lawrence Ferlinghetti à La Havane, en décembre 1960. Insensée aussi la durée sur laquelle s'étend son oeuvre : le poète, éditeur et activiste pacifiste fête ses cent ans. Au cours de son siècle, il semble n'avoir jamais cessé de voyager, de Khabarovsk à Oaxaca, passant par Marrakech, Vienne et Pompéi, en quête de son ascendance et de l'origine de tout acte politique et poétique.

À l'occasion du centenaire de l'immense poète américain, les éditions du Seuil publient La Vie vagabonde, une sélection de 600 pages de journaux de voyage dans une traduction, fière et élancée, de Nicolas Richard. L'édition originale avait été établie en 2015 par la biographe de Ferlinghetti, Giada Diano, et l'éditeur de City Lights, Matthew Gleeson. La vie vagabonde, c'est bourlinguer pendant cinquante ans, c'est un ensemble flamboyant de notes, souvenirs, impressions, dessins, ébauches, croquis, pensées fuyantes ; ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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