Ceci n'est pas une critique

Ceci n'est pas une critique

ON NE DOIT PAS S'EN PRIVER :

Le Mauvais Livre, Jules Renard (L'Arbre vengeur). Pour le diariste sans concession écrire était une façon de parler sans être interrompu.

L'Attentat de Sarajevo, Georges Perec (Le Seuil/La Librairie du XXIe siècle). Le premier roman inédit du futur oulipien a des éraflures, mais c'est le moteur qui compte (lire aussi p. 18-20).

Vincent qu'on assassine, Marianne Jaeglé (L'Arpenteur). Reportage romancé sur les derniers jours de Van Gogh selon la thèse du meurtre et non du suicide. On a laissé mourir celui qu'on traitait d'attardé parce qu'il avait trop d'avance.

Miettes, Philippe Artières (Verticales). La fin de la décennie 1970 à travers les petites annonces de Libération. Des appels à la fraternité par des Félix Fénéon inconnus. Et plus, si affinités.

Le Gueuloir. Perles de correspondances, Gustave Flaubert, édition de Thierry Gillyboeuf, dessins de Daniel Maja (Le Castor astral). Du zapping haut de gamme dans le courrier d'un écrivain pionnier des SMS et autres tweets.

Donc c'est non, Henri Michaux, lettres réunies et annotées par Jean-Luc Outers (Gallimard). Le poète qui en savait trop écrivait pour opposer son bruit aux bruits.

Le Monde d'hier, Stefan Zweig, traduit de l'allemand (Autriche) par Dominique Tassel (Folio essais). L'écrivain au regard périphérique a rédigé les souvenirs d'un Européen en guise de testament, un an avant de se supprimer.

Goodbye Yachine ! Maxime Schmitt (Le Pas d'oiseau). L'évocation de la période CCCP avec le légendaire gardien de but sert de machine à remonter la jeunesse du parolier de Kraftwerk.

ON PEUT S'EN DISPENSER :

Ce que je ne pouvais pas dire, Jean-Louis Debré (Robert Laffont). À quand la parution du tome II, Ce que je ne dirai jamais ?

Être ici est une splendeur. Vie de Paula M. Becker, Marie Darrieussecq (P.O.L). Ce qui ressemble à un brouillon n'a pas la spontanéité des notes prises sur le vif.

Une traversée de Paris, Éric Hazan (Le Seuil). Dans le sillage d'Aragon, de Breton, Fargue et Calet, mais avec la poésie de l'Indicateur Bertrand.

Tout ce qu'il ne faut pas dire, Bertrand Soubelet (Plon). Ce témoignage dénonce la zizanie dans la sécurité en France. Il est plus facile de sonner le tocsin que d'arrêter les pyromanes.

Les chagrins ont la vie dure, Catherine Laborde (Flammarion). La présentatrice météo écrit plusieurs fois « Toc-toc, toc-toc » au fil de sa prose. Est-ce une critique du bouquin ?

Nos livres

À lire : La tempête qui vient, James Ellroy, éd. Rivages/Noir

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon

OCTOBRE :

 Microclimat judiciaire : entretien avec Judtih Rochfeld

► De Big Brother à Big Other : inédit du dossier Orwell-Huxley

► « Le génie français, c’est la liberté ! » : version longue de l'entretien avec Laurent Joffrin

Les écrivains journalistes avec RetroNews

Pour accompagner notre dossier sur la littérature érotique, nous vous proposons de plonger, en partenariat avec Retronews, le site de presse de la Bnf, dans la vie de Rachilde, la reine des décadents.

Illustration : Le journal des Débats, 27 mars 1899 - source : RetroNews-BnF