Ce qu'il aurait fallu dire

Ce qu'il aurait fallu dire

Jeune prof de philo, Victor fait ses armes dans un lycée de Picardie. Lui qui jadis a tout fait pour s'extirper de sa province et devenir un Parisien progressiste et cultivé retrouve les décors tristes et l'horizon bouché qu'il a fuis. Est-ce un retour en arrière, ou l'occasion d'une réconciliation avec ses origines ? Alexis Anne-Braun signe un beau roman d'atmosphère sur la France des ronds-points, vue par un transfuge de classe qui ravale son snobisme. Édouard Louis est cité plusieurs fois, mais l'auteur est à l'opposé : pas de mépris ni de jérémiades, juste le regard humble d'un personnage pour qui « il est un temps pour la colère et la pitié et un autre pour l'amour ».

 

À lire : Ce qu'il aurait fallu dire, Alexis Anne-Braun, éd. Fayard, 250 p., 18 E.

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.