Catholique, mais syncrétique

Catholique, mais syncrétique

Si la mythologie de Tolkien porte la marque du christianisme, elle réunit bien d'autres influences.

L'ambition de Tolkien est sans pareille dans l'histoire de la littérature mondiale : d'abord construire de nouvelles langues, puis raconter l'histoire et la préhistoire des peuples qui les auraient parlées, cela afin d'inventer une mythologie propre à son pays, l'Angleterre, expliquant son origine. Cette vision géniale conduit le philologue à réimaginer la création du monde réel et des êtres vivants qui l'habitent, depuis les premiers instants de notre Terre jusqu'à sa fin dans un futur lointain qui reste obscur. Son Eä, c'est l'univers, Arda, c'est notre planète, et la Terre du Milieu, c'est le continent européen, surtout la région du Nord-Ouest, mais pas forcément dans sa configuration réelle. Eru, c'est le créateur de tout, la cause première avant la nuit du temps, qui n'est pas seulement une force abstraite et anonyme mais un Père aimant qui veille sur ses créatures.

Il semble assez évident que les valeurs spirituelles auxquelles Tolkien, catholique fervent, croyant dévot ...

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

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