Catherine Millet, La Vie sexuelle de Catherine M.

Catherine Millet, La Vie sexuelle de Catherine M.

C'est à une bouche d'oisillon perpétuellement grande ouverte que Catherine M. compare son sexe. C'est dire si ses appétits sont puissants. Elle « baise », comme elle dit, elle ne fait pas l'amour. Tout lieu et presque tout partenaire conviennent. Jouir sans entraves est son propos et la chose importe plus que les circonstances. Petite, Catherine a été obsédée par les « nombres » à l'âge où elle découvrait les plaisirs solitaires. Au confessionnal, elle fait part de ses attouchements à un prêtre dont elle interprète le mutisme comme un encouragement. Catherine M. ne vit pas la sexualité sur le mode de la culpabilité ou de la transgression. Elle n'a que dédain pour ces deux ressorts de la tradition du roman érotique occidental. Son récit, d'une rare crudité, est plus attentif aux techniques mises en oeuvre. Elle dit clairement que, pour faire une bonne fellation, il faut savoir retrousser ses lèvres sur ses dents... Ce texte est-il érotique pour autant ? Plus que l'autobiographie sens ...

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