Cartier-Bresson, dessins intimes

Cartier-Bresson, dessins intimes

Depuis 1974, Henri Cartier-Bresson se consacre avant tout au dessin d'observation. Dans cette « méditation », ce « dur plaisir », la tâche du dessinateur contraste avec celle du photographe : ils sont loin, les clichés du voyageur qui, son Leica en bandoulière, a parcouru tous les continents, du Mexique à la Chine, de Cuba au Japon, attentif aux particularités sociales de chacun de ces pays, son travail tentant d'en rendre l'étrangeté tout en intégrant une dimension à la fois informative et ethnologique.

En passant de l'objectif au crayon, Cartier-Bresson, se retire dans son univers familier. Autoportraits, vues de Paris et de ses monuments, portraits d'amis, nus, natures mortes constituent autant de moyens d'entrer dans l'intimité de l'artiste. Dans ces esquisses, la spontanéité du trait, le sujet pris sur le vif produisent l'illusion du naturel. En réalité, là où l'appareil photo captait le monde dans un éclair fulgurant, le crayon de Cartier-Bresson met doucement son unive ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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