Capital, le remix

Capital, le remix

C'est l'essai de la rentrée. Un programme de « socialisme participatif », sorte de « super social-démocratie ». La possibilité d'un nouveau contrat social qui pourrait nous extraire de notre crise économique et politique semble toutefois éloignée.

Depuis la dissolution de l'URSS en 1991, le capitalisme n'a plus de contre-modèle réel - la Chine n'en proposant qu'un mode de gestion centralisé, économiquement performant mais, comme le montrent les événements de Hong Kong, politiquement peu exaltant. Il n'y a plus vraiment non plus d'« alternative », de représentation intellectuelle crédible d'un autre système possible - l'écologie pouvant difficilement passer pour telle, d'autant qu'elle peut bien se combiner avec un capitalisme intelligent. Ainsi que l'écrivait Jean Baudrillard il y a déjà vingt ans, elle lui offre la perspective d'un développement illimité car fondé sur un recyclage permanent.

Si elle ne l'explique pas, cette situation a indiscutablement favorisé l'essor de ce capitalisme d'« hubris », lancé dans une fuite en avant vertigineuse sans se soucier des dégâts collatéraux - l'explosion des inégalités, l'étranglement salarial des classes moyennes, le recours compensateur au crédit, etc., et tous les désordres ...

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