Cape et épée, un feuilleton sans fin

Cape et épée, un feuilleton sans fin

Les sagas de Dumas codifient un genre qui fera florès par la suite, bien au-delà des frontières françaises. Pour ses multiples épigones, l'imaginaire dumasien s'est substitué à la réalité historique.

Rares sont les auteurs à l'origine d'un genre populaire. Fenimore Cooper, avec Le Dernier des Mohicans, Eugène Sue, avec Les Mystères de Paris, Edgar Poe, avec Double assassinat dans la rue Morgue, peuvent être cités parmi ces écrivains fondateurs. À ceux-ci, il faut évidemment ajouter Alexandre Dumas, qui joue, pour le récit de cape et d'épée, le rôle qu'a joué Walter Scott pour le roman historique, rayonnant dans tout l'imaginaire européen. Dès les années 1840, une multitude d'auteurs s'engouffrent dans son sillage pour proposer leurs propres romans en costume : Paul Féval bien sûr, à qui l'on doit Le Bossu 1857, mais aussi Ponson du Terrail La Jeunesse du roi Henri, 1860, Amédée Achard Belle-Rose, 1847 et, au fil des décennies, des auteurs comme Jules de Grandpré Le Capitaine Mandrin, 1885 ou Michel Zévaco, qui, avec le cycle des Pardaillan 1907 sqq., fait connaître une seconde jeunesse au genre.

L'influence de Dumas sur ces générations d'auteurs est patente et affecte tou ...

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