Camus, hors cases

Camus, hors cases

« Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice. » Cette célèbre réponse de Camus à un étudiant algérien venu l'interrompre permet de mesurer la dévotion filiale de l'auteur à Catherine Sintès. L'écart entre son enfance algérienne, marquée par la pauvreté, et son destin intellectuel constitue le point de départ de cette bande dessinée biographique scénarisée par José Lenzini et dessinée par Laurent Gnoni. Pour raconter Camus, ils ont choisi de donner la parole au responsable de la fameuse interruption, Saïd Kessal, étudiant plein d'audace. Ce dernier retrace la carrière de l'écrivain au regard de son origine ; met en scène la mère de Camus observant le parcours de son fils, qui lui échappe. La BD alterne planches traditionnellement découpées et pages imitant le modèle de la une d'un journal (Alger républicain, Combat). Parfois les planches se font plus libres, sans cases ni bulles, notamment pour les ellipses ou les moments phares de la narration (la ren ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé