Cahiers en spirale

Cahiers en spirale

« Faut-il se séparer de ses journaux intimes ? », demande Mathieu Simonet en exergue des Carnets blancs, ce troublant récit autobiographique qui semble indissociable de la performance qui l'accompagne. Une centaine de petits cahiers composés entre 1984 et 2004 dont il a minutieusement orchestré l'« assassinat » ou la disparition. Celui-ci a été scellé dans un mur de parpaings, celui-là fumé par un étudiant en droit. L'un jeté d'un pont, l'autre donné à un cochon en Espagne puis transformé en saucisson. Et toujours le même rituel qui consiste à les relire une dernière fois avant de s'en séparer. Reste la chronique de ce travail de deuil, à mi-chemin entre le blog, le jeu de piste et le catalogue, où le diariste tricote l'impudeur afin d'interroger le singulier passage de l'intime à l'« extime ». Ici, l'exposition de soi se montre du doigt, dans un dispositif aussi pervers que vertigineux. Bribes de discours copiés, collés, juxtaposés, d'une écriture blanche comme c ...

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