Cache-toi, guerre !

Cache-toi, guerre !

Née de la Grande Guerre, la première génération des surréalistes est résolument libertaire. Le mouvement restera fidèle à cette attitude. Les seules « guerres » qui trouveront grâce aux yeux des surréalistes seront les guerres révolutionnaires, les insurrections populaires.

Les premiers participants « historiques » à « l'aventure surréaliste » ont fait la guerre. Ils ont été mobilisés pendant la Première et la Seconde Guerre mondiales. Ils ont revêtu l'uniforme. Ils n'en ont gardé que d'exécrables souvenirs. « J'appartiens à, dit-on, la classe 1917. Je dis ici, et peut-être ai-je l'ambition de provoquer par ces paroles une émulation violente chez ceux que l'on appelle sous les drapeaux, je dis ici que je ne porterai plus jamais l'uniforme français, la livrée qu'on m'a jetée il y a onze ans sur les épaules, je ne serai plus le larbin des officiers, je refuse de saluer ces brutes et leurs insignes, leurs chapeaux de Gessler tricolores.» Cela, publié en 1928, dans son Traité du style , par un homme, Louis Aragon, pourtant décoré en 1918 et qui le sera de nouveau en 1940 reflète l'opinion unanime de ses amis d'alors, comme Benjamin Péret, qui voulait prénommer son fils « déserteur »... Aragon terminait le plus éclatant et sans doute le plus pureme ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

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