Cabinet de curiosités

Cabinet de curiosités

Un homme hérite d'animaux empaillés et se remet à écrire. Un texte à la fois physique et précieux.

Avec Alain Galan, la curiosité du lecteur s'éveille toujours dès la couverture, à cause des expressions ou mots mystérieux choisis comme titres. Bordebrune. Louvière. L'Ourle. À bois perdu. Et maintenant Peau-en-poil, expression de taxidermie désignant les dépouilles écharnées puis lavées. Du moins est-ce ce qu'il laisse entendre ; on n'a pas vérifié. Peut-être s'agit-il d'une invention langagière de son cru ? Quoi qu'il en soit, nous voici déjà dans le thème étrange de ce nouveau livre, un petit format comme il les aime - 200 pages -, à la lisière des genres, puisque c'est aussi bien un récit qu'un roman, ou un essai autobiographique.

L'histoire commence là où s'est arrêtée celle du chameau. Le chameau ? Mais oui : ce bureau à deux plateaux sur lequel Alain Galan a travaillé quarante ans, dont il a raconté l'histoire dans À bois perdu et qu'il a offert à la Cité des métiers du livre de Montmorillon. Or, comme il venait de s'en débarrasser, a ressu ...

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