Caïn et Abel avaient un frère

Caïn et Abel avaient un frère

Charles Blizan porte des chaussettes trouées, ce qui, selon lui, traduit « un fâcheux manque de conviction ». Deux fois divorcé, harcelé par une ex-maîtresse hystérique, père d'une fillette qu'il ne voit guère, endetté, dévalisé par les huissiers, ce quadragénaire cumule les infortunes. Il est consultant en communication d'entreprise. Et c'est là, sans doute, son plus grand drame : à ce titre, il est chargé d'organiser pour deux gros opérateurs télécom concurrents deux séminaires simultanés et portant sur le même objectif : décrocher l'exclusivité des installateurs indépendants.

Prélude à une véritable descente en enfer. Blizan découvre à ses dépens l'absurdité de la vie point com, incarnée par son client principal, un certain Max Meurtzer. Installé dans son bureau à architecture modulaire au dixième étage d'une tour de la Défense, ce DDVI directeur des ventes indirectes porte ses deux portables comme des revolvers dans leur holster. Ce Lucky Luke de la téléphonie, surnommé E ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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