Brosser Mallarmé

Brosser Mallarmé

VULAINES-SUR-SEINE (77) Jusqu'au 16 décembre

Magnifique portrait que celui de Gauguin, qui représente Mallarmé en faune, d'après « L'après-midi d'un faune ». Unique, cet autre portrait peint par Manet en 1876, qui associe les volutes du cigare à celles de la rêverie. Faut-il y entendre un écho poétique au climat de leur conversation intime, si bien analysé par Bataille : « l'un et l'autre à la poursuite d'une même chimère, l'un sur la toile, l'autre dans le jeu imprévisible des mots » ? L'exposition « Portraits de Stéphane Mallarmé, de Manet à Picasso », au musée Stéphane-Mallarmé de Vulaines, touche l'amateur de poésie. Peintures, photographies, gravures, dessins dévoilent toutes les facettes du personnage, poète, enseignant et habitué des salons parisiens. Mallarmé devient l'ami de Manet, de Renoir, de Degas, de Whistler, de Gauguin, et instaure une connivence entre poésie et peinture, résumée par la formule « peindre non la chose, mais l'effet qu'elle produit ». Selon Sartre, « ce petit homme discret et féminin » exerce emp ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé