Bret Easton Ellis

Bret Easton Ellis

Quand j'ai publié Moins que zéro, j'avais 21 ans, mais je me sentais déjà vieux. J'étais dégoûté par les jeunes de ma génération. Je trouvais tout ce qu'ils faisaient horrible. Leurs goûts, leurs musiques, leurs vêtements... Ce qu'ils trouvaient important me paraissait futile, leurs préoccupations n'avaient aucun sens pour moi. J'ai sans doute été l'auteur le plus dur avec ma génération. Même les écrivains plus âgés n'ont pas formulé de critiques aussi fortes, je crois. Et pourtant, en relisant Moins que zéro récemment, j'ai été frappé de remarquer que je ne montrais personne du doigt. Le héros, Clay, ne blâme personne. La plupart des romans sur l'adolescence mettent en scène des personnages qui se plaignent, qui geignent, qui accusent. Leurs camarades, leurs parents, le monde extérieur. Ils se disent malheureux ou incompris. Clay ne ressent rien de ça, il est très stoïque, c'est inhabituel pour un roman sur l'adolescence.

Quand j'ai re ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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