Brelan de dames

Brelan de dames

Le constat est mondial : les romancières inventent les fictions les plus neuves, les plus stimulantes et les plus radicales. Revue de détail hexagonale avec Justine Bo, Emma Becker et Blandine Rinkel.

Littérature féminine ». L'expression renvoie à un marronnier à mi-chemin entre le cliché scolaire et la question sans réponse. L'idée que, depuis Sapho au moins jusqu'à Colette, Duras, Beauvoir et Virginie Despentes, depuis Marie de France jusqu'à Marie NDiaye en passant par les soeurs Brontë, Emily Dickinson, Dorothy Parker et Clarice Lispector, depuis Virginia Woolf à Camille Laurence via Anaïs Nin et Eve Babitz, il existerait une littérature écrite par « les femmes » dont les thèmes, les voix, les modes d'écriture ou les points de vue seraient distincts de ce que « les hommes » peuvent faire. Selon les périodes, cette idée a été défendue par les féministes comme libératrice, ou, au contraire, attaquée comme un lieu commun sexiste « ghettoïsant ». À ce degré de généralités, de toute façon, tout peut se défendre, et ce n'est pas cet article qui va trancher la question.

Les lignes qui suivent partent plus modestement d'un constat : depuis quelque temps, c'est chez quelques ro ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard