Boutang, le tyran métaphysique

Boutang, le tyran métaphysique

Royaliste, nationaliste, catholique et séducteur, ostracisé et exquis : tel fut le philosophe et poète Pierre Boutang, né il y a cent ans.

Le 3 avril 2013, je déjeune rue du Mail, à Paris, Chez Georges, avec le patron des éditions Hermann, Arthur Cohen. Le nom de Pierre Boutang vient dans la conversation quand j'évoque sa traduction du Banquet de Platon et sa préface, qui suscita un vif émoi parmi les spécialistes de l'Antiquité gréco-romaine. « En 2003, me dit Cohen, il nous en restait une quinzaine d'exemplaires. Nous avons mis dix ans à les vendre. » Puis il enchaîne sur l'hostilité que la Sorbonne persiste à témoigner à l'oeuvre de Pierre Boutang. Celui-ci est mort en 1998.

Souvent, l'ostracisme dont est, de son vivant, victime un philosophe, un écrivain, un peintre cesse après sa mort, mais, on le voit avec Boutang, il y a des exceptions. Espérons que l'importante biographie que lui consacre Stéphane Giocanti va mettre fin à cette imbécile quarantaine ; infusera aux éditeurs l'envie de rééditer les livres épuisés de Pierre Boutang, et aussi, c'est essentiel, de publier ses carnets intimes inédits, ...

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