Bonne confinuation !

Bonne confinuation !

Les auteurs qui ont récemment publié dans la presse leurs journaux de confinementont été moqués, souvent à juste titre. Mais d'autres, bien avant la pandémie, de Xavier de Maistre à Thomas Clerc, s'y sont essayés avec bonheur.

« Le confinement, quelle aubaine pour un écrivain ! », s'exclame Leïla Slimani dans son « Journal de confinement », commandé par Le Monde. C'est un peu comme si Sade ou Gramsci s'exclamaient : « La prison, quelle aubaine pour un écrivain ! », ou Artaud : « L'asile, quelle chance pour un poète ! » Ne parlons pas d'Anne Frank... Et la romancière publiée chez Gallimard de s'inquiéter d'ores et déjà du nombre de « journaux de confinement » que son éditeur ne manquera pas de recevoir quand cet épisode sera fini. Lisant cela, on ne peut s'empêcher de songer à la sarcastique « mythologie » que Barthes consacre à « l'écrivain en vacances ». Il suffit de remplacer « vacances » par « confinement » pour que tout prenne de nouveau sens. Ce qui prouve donc la merveilleuse singularité de l'écrivain, c'est que, pendant son confinement, qu'il partage fraternellement avec les ouvriers, les caissières de supermarché et le personnel soignant, il ne cesse, lui aussi, sinon de travailler, du mo ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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