Bombay transfiguré

Bombay transfiguré

Le poète Arun Kolatka, le «secret littéraire le mieux gardé de l'Inde», est traduit en français pour la première fois.

Arun Kolatkar (1931-2004) a fini sa vie dans un studio de 15 m2 à Bombay, dans le quartier bruyant et haut en couleur de Kala Ghoda. Sa gigantesque bibliothèque ne pouvant y tenir, il en avait mis les volumes en dépôt chez ses amis. Traduit pour la première fois en français, et de façon magistrale, par Pascal Aquien (dont il faut absolument lire aussi, dans la collection « Orphée » aux éditions de La Différence, la récente anthologie du poète victorien Matthew Arnold, Éternels étrangers en ce monde) et Laetitia Zecchini, à qui l'on doit la très belle préface, il nous arrive directement en poche : initiative heureuse. C'est une révélation. Poète en deux langues (le marathi et l'anglais), Arun Kolatkar a aussi été chanteur et dessinateur ; il est mort à la fois célèbre et inconnu (une nécrologie parlait à son sujet du « secret littéraire le mieux gardé de l'Inde »). Cet immense lecteur a fait de son oeuvre un océan brassant des centaines de courants poétiques venus du monde e ...

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