Bleu blanc Brahms

Bleu blanc Brahms

« Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul fait accompli/Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli. » Youssef Abbas, dans un premier roman rempli de références à la « grande littérature » (Baudelaire, Salinger, Ernaux), réalise la règle des trois unités de Boileau : dans une banlieue française, le jour de la coupe du monde 1998, la victoire (sportive) de la France « black blanc beur ». Le tout composé autour d'une valse de Brahms, entraînant à la fois un triangle amoureux et un trio de narrateurs masculins répartis en trois chapitres : Yannick, Hakim et Guy. Malgré certains clichés (la Marianne blanche et bourgeoise, bourreau des coeurs), le roman offre une jolie vue sur ce qu'a pu être un rendez-vous national, populaire et fédérateur en France. Un moment d'éternité qui n'a duré que quelques heures...

 

À lire : Bleu blanc BrahmsYoussef Abbas, éd. Jacqueline Chambon, 218 p., 19 E.

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