Bleu blanc Brahms

Bleu blanc Brahms

« Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul fait accompli/Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli. » Youssef Abbas, dans un premier roman rempli de références à la « grande littérature » (Baudelaire, Salinger, Ernaux), réalise la règle des trois unités de Boileau : dans une banlieue française, le jour de la coupe du monde 1998, la victoire (sportive) de la France « black blanc beur ». Le tout composé autour d'une valse de Brahms, entraînant à la fois un triangle amoureux et un trio de narrateurs masculins répartis en trois chapitres : Yannick, Hakim et Guy. Malgré certains clichés (la Marianne blanche et bourgeoise, bourreau des coeurs), le roman offre une jolie vue sur ce qu'a pu être un rendez-vous national, populaire et fédérateur en France. Un moment d'éternité qui n'a duré que quelques heures...

 

À lire : Bleu blanc BrahmsYoussef Abbas, éd. Jacqueline Chambon, 218 p., 19 E.

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon