Bite Génération

Bite Génération

le sujet de Houellebecq dans Sérotonine, c'est son sexe. Un sexe qui a rendu l'âme. Florent-Claude, son « héros », ne bande plus. Tout tourne alors autour de l'organe défaillant pour cause médicamenteuse. Il organise un « mini cérémonial d'adieux autour de sa libido, [...] de sa bite », une revue des femmes de sa vie. Alors oui, sa vision d'elles est odieuse, mais pas plus que dans les précédents romans. Les femmes, en général, sont ramenées à leur dimension sexuelle. « Si tu les baises plus, si tu les désires même plus, là ça commence à craindre », écrit-il. Le machisme de Houellebecq, son obsession « des chattes » peuvent lasser plus que choquer : « Tous les hommes souhaitent des filles fraîches, écologiques et triolistes. » Mais comprenez : « Avec le sexe tout peut être résolu, sans le sexe plus rien ne peut l'être. » Alors comme « plus personne ne sera heureux en Occident » et qu'en plus l'homme blanc quadra-quinqua ne bande plus... « À quoi bon essay ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon