Maïakovski, autopsie d'un astre

Maïakovski, autopsie d'un astre

Robert Littell retrace la destinée du poète russe, à travers les voix de quatre de ses maîtresses. Staline aura eu génialement raison du fauve impétueux, non en le châtiant mais en le canonisant.

On croyait tout savoir sur Maïakovski depuis la monumentale biographie du Suédois Bengt Jangfeldt : celle-ci retraçait avec une rare minutie les succès et avanies de ce poète bondissant qui rythmait ses vers en les frappant de sa canne, les peuplait de métaphores vertigineuses, mit son génie au service du régime soviétique, n'en fut pas épargné pour autant et connut une consécration posthume, quand Staline, d'un trait de plume performatif (« L'indifférence à son oeuvre est un crime »), fit de lui le poète bolchevique obligatoire dont tout écolier russe devait savoir les vers. On croyait tout connaître, mais on avait bien peu vécu. C'est donc une vraie joie que de voir le romancier américain Robert Littell se pencher sur la trajectoire agitée du Nuage en pantalon dans le ciel du stalinisme. Robert Littell, le romancier d'espionnage ? Celui-là même, qui fut aussi l'un des premiers journalistes américains à visiter l'URSS, et qui parle surtout couramment la langue des poètes f ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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