De Tinan, l'étoile filante

De Tinan, l'étoile filante

Un Journal intime inédit et une biographie sortent le dandy Jean de Tinan du purgatoire.

Rattaché au symbolisme, Jean de Tinan (1874-1898) est aussi un fieffé romantique, version Gérard de Nerval, à force de tomber amoureux de femmes chimériques. L'authentique météore de la littérature n'a jamais trouvé sa place entre une mère qui passait son temps à vouloir briller en société et un père collectionneur jamais satisfait par sa dernière acquisition. Le baron Le Barbier de Tinan n'aimait les livres que pour leurs reliures, tandis que le fils ne se préoccupait que du contenu. Élevé par une grand-mère attentive, l'ex-enfant mal-aimé prit la plume pour régler ses comptes avec sa famille en une seule phrase : « Mes parents en sont arrivés peu à peu à ne plus m'inspirer qu'un seul sentiment : l'ennui. »

Le Journal intime de Jean de Tinan a la particularité de ne courir que sur deux ans : 1894-1895. Plus que courir, il cavalcade. Sur 380 pages très denses, le jeune homme couvert de femmes ressemble au personnage incarné par Charles Denner dans le film de François ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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