Bertrand Russell, penseur sans pitié

Bertrand Russell, penseur sans pitié

Bertrand Russell est un rationaliste qui mord ! En 1940, il fut invité à donner des cours de philosophie à l'université de New York. Puisque Russell estimait, entre autres, qu'il ne fallait pas « punir les enfants qui se masturbaient », l'invitation suscita une cabale puritaine, une mère d'étudiante porta plainte et obtint gain de cause. C'est dans ce contexte, joliment rendu par la préface de Jean Bricmont, que Bertrand Russell écrivit cet opuscule inédit en français qui s'attaque aux philosophes antiques, aux magiciens médiévaux, aux clercs éternels, aux marxistes, aux nazis, aux préjugés sur les sexes, les nations, à la valeur magique que nous prêtons à l'or... On y découvre une ironie proprement voltairienne et une jubilation à démystifier, par exemple, les contorsions de la chrétienté sur la sexualité : « D'après un éminent théologien, un confesseur a le droit de caresser la poitrine d'une religieuse du moment que ses intentions sont pures. » Ou les contradictions de la Russie ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé