Bernhard heureusement perturbé

Bernhard heureusement perturbé

Paris (20e). Du 27 septembre au 25 octobre. Peut-être que l'écriture romanesque de Thomas Bernhard importe davantage au théâtre que son théâtre même. 

Ils sont nombreux à avoir déjà adapté pour la scène une prose pourtant difficile : récemment, Claude Duparfait et Célie Pauthe, Blandine Masson et Alain Françon, mais aussi Denis Marleau ou Joël Jouanneau. Le metteur en scène polonais Krystian Lupa, 70 ans cette année, est un orfèvre en la matière. Dès 1992, il adaptait La Plâtrière ; après être revenu à l'auteur autrichien par Extinction, il présente cette fois en français (avec, entre autres, Valérie Dréville) l'un de ses tout premiers romans, Perturbation (1967, traduit en français en 1989). Krystian Lupa a déjà porté à la scène Dostoïevski, Rilke, Musil, Broch, Boulgakov. Adapter un roman, pour lui, est tout sauf simplement le mettre en dialogues. Dans ces écritures souvent amples, travaillant plus ou moins directement, plus ou moins exclusivement, sur la forme du monologue intérieur, c'est la succession et l'interpolation des flux mentaux qui l'intéressent. Cela donne une esthétique théâtrale marquée ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard